6. Négocier des accords de coopération

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CHOISIR NOS PARTENARIATS

Lorsque notre Pays aura accédé à sa pleine souveraineté, dès qu’il aura – selon les termes de l’Accord de Nouméa – « accédé à un statut international de pleine responsabilité », il jouira d’une totale liberté pour tisser toutes sortes de liens avec d’autres Etats souverains, ce qui n’est pas possible aujourd’hui.
Il lui sera possible de signer des accords de coopération avec pour objectifs :
— d’obtenir un accompagnement dans l’exercice de compétences pour lesquelles le Pays n’a pas été suffisamment été préparé, notamment en ce qui concerne les compétences régaliennes,
— de permettre à certains Etats d’accéder, selon nos conditions, à des activités qui relèvent de notre souveraineté. Les accords correspondants donneront lieu à des compensations financières,
— d’apporter certaines de nos compétences, en particulier aux petits Etats du Pacifique.

Les partenariats potentiels

Compte tenu d’un certain nombre d’éléments (histoire, géographie, intérêts stratégiques et économiques…), notre Pays pourra signer des accords avec des partenaires que l’on peut d’ores et déjà identifier.

Avec les Pays de la région

La colonisation ne nous a pas permis de développer les relations que, pour des raisons culturelles et géographiques, nous aurions dû avoir avec les pays de la Mélanésie et du Pacifique. Il est temps de rattraper ce retard en intégrant davantage notre Pays dans le Groupe de Fer de Lance Mélanésien (GFLM) et le Forum des îles du Pacifique.
Le GFLM a considérablement élargi ses interventions. D’une organisation essentiellement politique dans les années 1990, l’organisation a étendu son champs d’action à l’économie, aux questions financières et s’est doté d’une vision prospective et stratégique pour les 20 prochaines années.

Forts de leur expérience de décolonisation, les pays du GFLM nous aiderons dans la prise en main d’un certain nombre de nouvelles compétences, notamment régaliennes.

Avec la France

Du fait de sa présence en Nouvelle-Calédonie pendant plus d’un siècle et demi, la France a acquis des intérêts stratégiques et économiques qu’elle souhaite conserver après l’indépendance de notre Pays : bases militaires, installations radios, exploitation de ressources naturelles… Il est évident qu’il reviendra aux responsables politiques du Pays de juger si cela est conforme à nos intérêts et d’en fixer la contrepartie financière.
Par ailleurs, il est de l’intérêt de notre Pays d’entretenir certains partenariats avec la France, notamment pour la formation de cadres locaux appelés à exercer dans les compétences de la justice, du maintien de l’ordre, des relations internationales, du secteur monétaire, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la santé.

Avec l’Europe

Après l’accès à sa pleine souveraineté, la Nouvelle-Calédonie devra changer de cadre dans ses relations avec l’Europe, passant du statut de PTOM (Pays et Territoires d’Outre-Mer) à celui de pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), le cadre juridique qui organise la coopération des pays européens avec leurs anciennes colonies.
Des discussions devront s’engager avec l’Europe en vue de préparer notre intégration dans l’Accord de Cotonou, c’est-à-dire pour intégrer la liste des pays ACP.

Avec d’autres pays

En fonction de nos intérêts stratégiques, il faudra déterminer les pays avec lesquels il serait intéressant de signer des accords de coopération ou simplement de développer une diplomatie active, comme nous l’avons évoqué précedemment à propos de la possibilité de créer une organisation des pays exportateurs de nickel (OPEN) avec l’Indonésie et les Philippines…

Notre pays possède de nombreux atouts structurels, économiques et humains ainsi que de nombreux potentiels à développer.
Tous ces éléments permettent d’affirmer que, devenue Etat souverain, Kanaky aura les moyens de s’assumer économiquement et financièrement.

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L’Avenir Calédonien est la publication officielle de l’Union Calédonienne. C’est, très probablement, une des plus vieilles publications de Nouvelle-Calédonie car les premiers numéros sont parus peu de temps après la création du Mouvement en 1953. Bien que paraissant de manière irrégulière, plus de 1050 éditions de l’Avenir Calédonien ont jalonné l’histoire du plus ancien parti de Nouvelle-Calédonie.

INTRODUCTION DE L'AVENIR AOÛT 2016

NOTRE INDÉPENDANCE SERA VIABLE

Avoir une indépendance viable, signifie pour un pays, être en capacité de disposer des moyens financiers qui lui permettront de faire face à ses obligations : permettre aux citoyens de satisfaire leurs besoins fondamentaux, entretenir une administration publique performante, créer les conditions pour un développement durable et dynamique. Notre pays fait face à cela depuis longtemps et sera en mesure d’y faire face à l’avenir...
Après les années de propagande des partis anti-indépendantistes, de la télévision d’Etat, des représentants de l’Etat eux-mêmes et le succès d’une chanson populaire « c’est la France qui paie », beaucoup de Calédoniens ont fini par se laisser influencer par l’idée que notre pays est très dépendant financièrement de la France… Parfois, on entend même des affirmations tellement erronées qu’elles frisent le ridicule : « c’est la France qui paye les médecins et notre système de santé » ou « c’est la France qui alimente le budget de la Nouvelle-Calédonie et des provinces ». Voilà le résultat de cette bonne vieille habitude de la droite anti-indépendantiste : désinformer et entretenir un discours de peur pour empêcher les Calédoniens de connaître la vérité…

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