4. Leviers et stratégies pour le développement économique du Pays

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Pour que notre économie se développe et dégage les recettes nécessaires à son fonctionnement, le gouvernement du Pays doit mettre en œuvre des politiques publiques qui permettront à la production locale de se developper, de dégager plus de valeur ajoutée avec une utilisation responsable des ressources naturelles, et d’agir pour le développement local.

Objectifs

Moyens

Organiser nos relations économiques avec l’extérieur • Faire évoluer nos relations économiques et financières avec l’Europe.
•  Intégrer les organisations économiques régionales dès lors qu’elles offrent des perspectives de développement pour notre économie.
• Diversifier les sources d’approvisionnement, principalement de biens de consommation courante, pour introduire plus de concurrence par les produits.
• Développer une « diplomatie économique », c’est-à-dire négocier avec les pays de la région pour définir une coopération économique.
• Engager des discussions avec l’Europe en vue d’intégrer l’Accord de Cotonou propre aux pays ACP (Afrique – Caraïbes – Pacifique).
• Développer un véritable service du commerce extérieur chargé de coordonner le développement des relations économiques régionales.
• Accompagner les industries de transformation locales dans la recherche de débouchés dans les pays de la région.
• Engager les discussions pour intégrer, dans un rapport gagnant-gagnant, le MSGTA (Melanesian Spearhead Group Trade Agreement) accord de libre-échange entre les Fidji, la Papouasie Nouvelle-Guinée, le Vanuatu et les Îles Salomon.
• Engager des discussions avec nos principaux partenaires commerciaux en vue d’établir des Accords de Partenariat Economique (APE).
Promouvoir la substitution aux importations • Limiter notre dépendance aux importations de produits alimentaires, surtout de « première nécessité ».
• Etre moins dépendants de la fluctuation des cours mondiaux des matières premières agricoles.
• Améliorer le solde de notre balance commerciale.
• Renforcer le secteur de la transformation alimentaire.
• Offrir des opportunités d’emplois, particulièrement dans l’intérieur et les îles.
• Mettre en place une politique permanente de promotion des productions locales.
• Rechercher des débouchés afin de bénéficier d’économies d’échelle pour nos productions.
• Accompagner les agriculteurs et les industriels qui se tournent vers ces activités d’import-substitution.
• Faciliter l’accès au foncier agricole, y compris sur les terres coutumières et le domaine public.
• Adapter la fiscalité à la fois pour protéger cette production locale et pour dégager les moyens financiers pour limiter les prix payés par les consommateurs.
• Mettre en place un schéma pour coordonner les politiques des provinces et de la Nouvelle-Calédonie dans le cadre de cette stratégie.
Développer un patriotisme économique •  Diminuer la dépendance du pays envers les importations de produits et services et rééquilibrer notre balance commerciale.
• Préserver les devises nécessaires aux importations de produits ou de matières premières non produites localement (pétrole, véhicules, machines…).
• Promouvoir et soutenir la commercialisation de produits fabriqués localement.
• Inciter à la création, dans le pays, d’activités de transformation pourvoyeuses d’emplois.
• Rendre les produits locaux attractifs pour les consommateurs au moyen d’une politique de qualité et marketing soutenue.
• Elaborer un schéma de soutien aux filières de transformation.
• Mise en place de politiques d’import-substitution pour des filières précises, particulièrement dans l’agriculture et l’agroalimentaire.
• Mise en place de protections douanières et réglementaires, conditionnées, protégeant les filières de production locale.
• Mise en place de labels, certificats et normes favorables aux produits locaux : certificats d’origine contrôlée, labels de qualité gustative, variétale, normalisation, certificats de processus de fabrication…
• Mettre en place des contrats de compétitivité afin que les entreprises locales s’engagent sur la qualité et des prix raisonnables en échange d’une protection partielle des marchés.
Pour un développement durable et une économie sociale et solidaire • Avoir une utilisation responsable des ressources naturelles.
• Installer le développement durable comme une démarche économique transversale.
• Entretenir et renforcer le lien social dans les tribus, les villages, les quartiers.
• Elargir la gamme des moyens orientés vers le développement local.
• Mettre en valeur des potentiels économiques difficilement rentables pour des investisseurs privés.
• Offrir des opportunités d’emplois, particulièrement dans l’intérieur et les îles.
• Soutenir les initiatives s’inscrivant dans le développement durable dans tous les secteurs.
• Mettre en place une filière Pays de l’économie circulaire.
• Valoriser les savoirs traditionnels.
• Elaborer une charte nationale de l’économie sociale et solidaire et faire de l’économie sociale et solidaire un secteur du gouvernement.
• Créer un fonds de garantie qui permettra de sécuriser les initiatives relevant de l’économie sociale et solidaire au plan local.
• Soutenir les mouvements d’échange de biens et service de type « Système d’Echange Local ».
•  Permettre aux promoteurs d’initiatives relevant du développement durable d’accéder à un financement.
Développer le partenariat public-privé • Accélérer, du fait de la mobilisation rapide de capitaux privés, la mise en œuvre des programmes publics d’infrastructures et d’équipement.
•  Pallier l’absence de disponibilités budgétaires de certaines collectivités (communes…).
• Elargir la gamme des moyens orientés vers le développement local.
• Offrir des opportunités pour les investisseurs privés locaux.
• Dynamiser la création d’emplois, particulièrement dans l’intérieur et les îles.
•  Améliorer l’arsenal juridique qui encadre la collaboration financière des collectivités publiques et des investisseurs privés.
• Renforcer l’information juridique des collectivités sur le PPP et développer une assistance, particulièrement en direction des communes, pour qu’elles puissent y recourir.
• Favoriser la collaboration entre Sociétés d’économie mixte (SEM) afin qu’elles développent une expertise sur les PPP.
Améliorer la productivité •  Développer la compétitivité des entreprises locales.
•  Dégager plus de valeur ajoutée, laquelle devra profiter au Pays, aux investisseurs et aux employés.
• Encourager les méthodes de travail participatives et les organisations souples de travail.
• Encourager les investissements de productivité par des dispositifs fiscaux.
Développer une stratégie de recherche et d’innovation • Identifier les enjeux locaux et régionaux dans le domaine de la recherche fondamentale ou appliquée.
• Développer une stratégie impliquant le secteur public et le secteur privé.
•  Redéfinir la collaboration entre les organismes de recherche de l’Etat français et le pays.
• Optimiser le retour de la valeur ajoutée provenant de la recherche à partir des ressources naturelles du pays.
• Faire participer les détenteurs des savoirs traditionnels aux bénéfices générés par l’exploitation industrielle de leurs connaissances.
•  Mettre en place une démarche coor-donnée des provinces et de la Nouvelle-Calédonie en matière de recher-che et d’innovation.
• Attirer les chercheurs et organismes de recherche.
• Faire émerger une véritable recherche privée au travers d’une politique pour l’innovation.
• Favoriser le rapprochement entre la recherche et la sphère économique.
•  Elaboration d’un plan stratégique pour la recherche, l’innovation et l’enseignement supérieur.
• Mettre en place des conditions pour attirer les chercheurs dans le Pays : créer un statut du chercheur dans la fonction publique, création de bourses spéciales pour chercheurs, d’une bourse pour l’innovation.
• La recherche doit être dotée de leviers pour lui permettre de bénéficier de budgets plus conséquents. Il faut envisager des outils fiscaux, crédits impôt recherche, mécénat, exonération ou allègement fiscal pour l’emploi (énergies vertes), etc…
• Création d’un fonds pour la recherche qui permettrait, sous la forme d’appels d’offres, de répondre aux besoins spécifiques de la recherche pour le développement du Pays.
• Faire converger les financements existants afin de créer des synergies entre les opérateurs scientifiques présents dans le Pays.
• Encourager la création de clusters.
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Dans : Analyses

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L’Avenir Calédonien est la publication officielle de l’Union Calédonienne. C’est, très probablement, une des plus vieilles publications de Nouvelle-Calédonie car les premiers numéros sont parus peu de temps après la création du Mouvement en 1953. Bien que paraissant de manière irrégulière, plus de 1050 éditions de l’Avenir Calédonien ont jalonné l’histoire du plus ancien parti de Nouvelle-Calédonie.

INTRODUCTION DE L'AVENIR AOÛT 2016

NOTRE INDÉPENDANCE SERA VIABLE

Avoir une indépendance viable, signifie pour un pays, être en capacité de disposer des moyens financiers qui lui permettront de faire face à ses obligations : permettre aux citoyens de satisfaire leurs besoins fondamentaux, entretenir une administration publique performante, créer les conditions pour un développement durable et dynamique. Notre pays fait face à cela depuis longtemps et sera en mesure d’y faire face à l’avenir...
Après les années de propagande des partis anti-indépendantistes, de la télévision d’Etat, des représentants de l’Etat eux-mêmes et le succès d’une chanson populaire « c’est la France qui paie », beaucoup de Calédoniens ont fini par se laisser influencer par l’idée que notre pays est très dépendant financièrement de la France… Parfois, on entend même des affirmations tellement erronées qu’elles frisent le ridicule : « c’est la France qui paye les médecins et notre système de santé » ou « c’est la France qui alimente le budget de la Nouvelle-Calédonie et des provinces ». Voilà le résultat de cette bonne vieille habitude de la droite anti-indépendantiste : désinformer et entretenir un discours de peur pour empêcher les Calédoniens de connaître la vérité…

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