1. Créer un climat de confiance

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La confiance, condition indispensable du développement économique de notre pays

Nous avons mis la question de la confiance au premier rang des éléments à réunir pour favoriser le développement économique de notre Pays. En effet, qu’il s’agisse des particuliers, des familles ou des entrepreneurs, la décision d’investir dans l’achat d’une voiture, d’une maison ou de nouvelles machines pour une entreprise dépend souvent de l’atmosphère sociale, du contexte politique et de divers facteurs juridiques et réglementaires. Il est facile de comprendre que les personnes qui prennent des risques en investissant leur épargne, en contractant des crédits auprès d’organismes bancaires, veuillent être sûres de bénéficier durablement de leurs biens. Qu’ils soient particuliers ou professionnels, les gens qui souhaitent investir veulent être rassurés et avoir certaines garanties.

La perspective d’un avenir stable permettra aux acteurs du Pays, confiants, de se projeter et d’investir, un impératif pour le développement économique et la production de richesses.

Renforcer le lien social et développer une conscience nationale Instaurer un contexte de responsabilité Instaurer un contexte de stabilité politique Favoriser la stabilité sociale Simplification et stabilité juridique

L’Accord de Nouméa fait souvent référence à l’importance de bâtir ou de renforcer le lien social entre Calédoniens.

Cet objectif doit être poursuivi car la force du lien social entre les citoyens influera sur la stabilité de la société, ce qui contribuera à alimenter la confiance.

Mais il faudra mener une politique pour que se développe la conscience que tous les citoyens appartiennent à une même Nation, ce qui nous donne, individuellement et collectivement, des responsabilités et des devoirs.

Agir en faveur d’une responsabilisation des citoyens doit se faire à deux niveaux :
— inciter chaque individu à développer son autonomie pour ne pas tout attendre de la société,
— sensibiliser  les citoyens pour qu’ils adhèrent aux us et coutumes de la société et qu’ils respectent les intérêts supérieurs de la Nation.
Pour y parvenir, le Pays doit faire un gros effort  d’éducation de ses citoyens au civisme, et aussi leur permettre de compléter leur connaissance des rouages de la société et de ses institutions.
Cela dépendra à la fois des institutions dont se dotera notre Pays et de la culture politique qui s’installera une fois notre accession à la pleine souveraineté.

Nos futures institutions doivent être imaginées à partir d’une évaluation de la pratique des institutions de l’Accord de Nouméa. Les institutions du futur Etat devront prévoir les con–tre-pouvoirs et procédures permettant de réguler la vie démocratique.

Mais les meilleures institutions ne seront efficaces que si la classe politique partage des valeurs partriotiques communes et une conscience natio-nale.

Depuis la fin des années 1990, un certain nombre de dispositions ont permis d’améliorer le climat social. Mais il est encore possible  d’améliorer notre contrat social :

• à partir d’une évaluation des institutions sociales,

• en organisant une conférence sociale annuelle pour élaborer un agenda social partagé par les partenaires sociaux et les institutions.

La simplification juridique a pour finalités de faciliter la vie quotidienne des entreprises et des particuliers, de bâtir une relation de confiance entre l’administration et ses usagers, et de favoriser un gain collectif de temps et d’argent.

Une politique de simplification à l’égard des entreprises a pour  objectif de provoquer un choc de simplification, c’est-à-dire faciliter la création d’entreprises et alléger leur management.

Le Pays doit veiller à édicter des règles de droit claires, cohérentes et stables et doit donc renforcer son service des affaires juridiques.

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Dans : Analyses

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L’Avenir Calédonien est la publication officielle de l’Union Calédonienne. C’est, très probablement, une des plus vieilles publications de Nouvelle-Calédonie car les premiers numéros sont parus peu de temps après la création du Mouvement en 1953. Bien que paraissant de manière irrégulière, plus de 1050 éditions de l’Avenir Calédonien ont jalonné l’histoire du plus ancien parti de Nouvelle-Calédonie.

INTRODUCTION DE L'AVENIR AOÛT 2016

NOTRE INDÉPENDANCE SERA VIABLE

Avoir une indépendance viable, signifie pour un pays, être en capacité de disposer des moyens financiers qui lui permettront de faire face à ses obligations : permettre aux citoyens de satisfaire leurs besoins fondamentaux, entretenir une administration publique performante, créer les conditions pour un développement durable et dynamique. Notre pays fait face à cela depuis longtemps et sera en mesure d’y faire face à l’avenir...
Après les années de propagande des partis anti-indépendantistes, de la télévision d’Etat, des représentants de l’Etat eux-mêmes et le succès d’une chanson populaire « c’est la France qui paie », beaucoup de Calédoniens ont fini par se laisser influencer par l’idée que notre pays est très dépendant financièrement de la France… Parfois, on entend même des affirmations tellement erronées qu’elles frisent le ridicule : « c’est la France qui paye les médecins et notre système de santé » ou « c’est la France qui alimente le budget de la Nouvelle-Calédonie et des provinces ». Voilà le résultat de cette bonne vieille habitude de la droite anti-indépendantiste : désinformer et entretenir un discours de peur pour empêcher les Calédoniens de connaître la vérité…

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