Faire du foncier un atout pour construire l’avenir

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Le foncier a toujours constitué un enjeu pour toutes les sociétés humaines, un enjeu spirituel, politique et économique. Chaque société imagine ses propres stratégies pour éviter que le foncier devienne une source de conflits, risquant de mettre en cause l’existence de la société elle-même. La colonisation a bousculé la société kanak en remettant en cause, dans de nombreuses régions du Pays, le lien des Kanak avec leurs terres. 30 années de réformes foncières ont permis des rétrocessions foncières et de rétablir de nombreux clans dans leurs droits, même s’il subsiste encore des conflits à traiter.

Au moment de faire accéder le Pays à sa pleine souveraineté, il est essentiel de réunir les conditions pour que le foncier ne soit plus une source de conflit et devienne un atout dans la construction de notre Nation.

Le Pays doit encore élaborer sa politique foncière mais l’Union Calédonienne s’est souvent prononcée sur cette question dans les motions adoptées durant ses congrès annuels :

42ème Congrès de l’Union Calédonienne – 11 -12 et 13 novembre 2011 – Koé – Dumbéa

Le 42ème Congrès de l’Union Calédonienne décide que la terre doit devenir productive et être gérée pour réinstaller les populations afin de leur assurer « le mieux vivre », d’assurer la souveraineté alimentaire du Pays et de structurer les outils d’aménagement et d’accompagnement nécessaires dans cette phase.

43ème Congrès de l’Union Calédonienne – 16 – 17 et 18 novembre 2012 – Cirii – La Foa

Constatant l’émergence des nombreux enjeux de développement économique, social, culturel et d’aménagement du Pays, le 43ème Congrès prend acte du transfert de l’ADRAF.

Dans ce cadre et dans la perspective de la mise en œuvre d’un outil au service de l’ensemble des populations, le 43ème congrès exige de l’Etat son accompagnement avec des moyens humains et financiers conséquents. Afin de favoriser l’accès aux citoyens du pays au foncier, le 43ème Congrès réaffirme sa volonté de mettre en œuvre un dispositif d’aide aux citoyens, de type accès au foncier pour les enfants du Pays.

44ème Congrès de l’Union Calédonienne – 1, 2, 3 et 4 novembre 2013 – Lifou

Le 44ème Congrès « CA NGÖN EPA » de Lifou réaffirme que la terre constitue un des piliers de l’assise de la pleine souveraineté politique, socio-économique et alimentaire du pays et affirme que l’ensemble des terres actuelles du pays sont kanak. Ainsi il confirme qu’à l’indépendance, les trois catégories seront maintenues :

— les terres domaniales appartiendront au pays kanak,

— les terres privées conserveront un statut privé,

— les terres coutumières seront maintenues.

45ème Congrès de l’Union Calédonienne – 8, 9 et 10 Novembre 2014 – Tiaoué – Koné

L’accession du Pays à la pleine souveraineté, notamment la souveraineté du sol permettra la levée du contentieux colonial. Les citoyens seront égaux en droit et en devoir. Les trois statuts (coutumier, privé et public) seront maintenus pour poursuivre et finaliser le destin commun, pour un seul peuple dans le Pays Kanak.

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Dans : Analyses

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L’Avenir Calédonien est la publication officielle de l’Union Calédonienne. C’est, très probablement, une des plus vieilles publications de Nouvelle-Calédonie car les premiers numéros sont parus peu de temps après la création du Mouvement en 1953. Bien que paraissant de manière irrégulière, plus de 1050 éditions de l’Avenir Calédonien ont jalonné l’histoire du plus ancien parti de Nouvelle-Calédonie.

INTRODUCTION DE L'AVENIR AOÛT 2016

NOTRE INDÉPENDANCE SERA VIABLE

Avoir une indépendance viable, signifie pour un pays, être en capacité de disposer des moyens financiers qui lui permettront de faire face à ses obligations : permettre aux citoyens de satisfaire leurs besoins fondamentaux, entretenir une administration publique performante, créer les conditions pour un développement durable et dynamique. Notre pays fait face à cela depuis longtemps et sera en mesure d’y faire face à l’avenir...
Après les années de propagande des partis anti-indépendantistes, de la télévision d’Etat, des représentants de l’Etat eux-mêmes et le succès d’une chanson populaire « c’est la France qui paie », beaucoup de Calédoniens ont fini par se laisser influencer par l’idée que notre pays est très dépendant financièrement de la France… Parfois, on entend même des affirmations tellement erronées qu’elles frisent le ridicule : « c’est la France qui paye les médecins et notre système de santé » ou « c’est la France qui alimente le budget de la Nouvelle-Calédonie et des provinces ». Voilà le résultat de cette bonne vieille habitude de la droite anti-indépendantiste : désinformer et entretenir un discours de peur pour empêcher les Calédoniens de connaître la vérité…

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